Partager l'article ! Les concepts No-Contact par les étudiants de l'ENSCI: SCI No-Contact, les accessoires de sport de Marion ...
Lundi soir à l’Espace Pierre-Gilles de Gennes la eu lieu l’inauguration de l’exposition SupraDesign. Rafraichissante à tous les points de vue puisque l’on y parlait de visions novatrices de designers sur le phénomène de la
supraconductivité.
Celui-ci a été découvert par hasard il y 100 ans par le physicien néerlandais Kamerlingh Onnes qui, travaillant sur la conductivité
des métaux à très basse température, a vu la résistance électrique du mercure disparaitre en dessous de -268,95°C. Mais il faudra attendre 1933 et les travaux des allemands Walther Meissner et Robert Oschsenfeld pour découvrir une autre propriété fondamentale
des supraconducteurs : ils excluent hors de leurs frontières un champ magnétique que l’on voudrait leur imposer de l’extérieur, c’est le diamagnétisme. Un ensemble de phénomènes que la
mécanique quantique a permis de mieux comprendre et d’expliquer.
Ces effets électriques et magnétiques sont déjà largement utilisés pour améliorer la performance des conducteurs et des aimants. Un exemple : sans la supraconductivité, le Large Hardon Colider (LHC) duCern à Genève ne
mesurerait pas 27 km de circonférence, mais 110 km, car on n’aurait pas pu créer des champs magnétiques suffisamment intenses pour accélérer et courber les trajectoires des particules comme il
convenait.
Quand les designers rencontrent les chercheurs
Mais pour aller au-delà des applications scientifiques et industrielles connues, et célébrer dignement les 100 ans de cette découverte, l’Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle
(ENSCI – Les Ateliers), en partenariat avec les physiciens du CNRS et de l’Université de Paris Sud
11, a proposé à un groupe d’étudiants de l’atelier Formes & Matières de réfléchir à ces supraconducteurs.
Ils ont ainsi essayé de répondre ensemble à deux questions :
Après quatre mois de réflexion, de travail, d’expérimentation avec de l’azote liquide à -200°C, de discussion avec les chercheurs, dont notamment Julien Bobroff de l’Université Paris Sud/CNRS comme agissant conseiller technique, les élèves-designers ont rendus dix projets offrant de nouvelles
visions sur la supraconductivité.
Le
projet Pare - d'Ombre de Delphine Mériaux
Un regard frais et neuf sur quelque chose que l’on pensait réservé aux chercheurs. On retrouve ainsi parmi eux : la valise pédagogique et ludique d’Alexandre Echasseriau sur le phénomène ; les bijoux en lévitation au-dessus d’une peau simplement parcourue de crème magnétique de Delphine Mériaux ; les billes qui lévitent les unes au milieu des autres pour former un nouveau matériau de Elsa Tarrago et Caroline Burzynski-Delloye ; les semelles, le sac à dos et les
genouillères de Marion Gros qui suivent au plus près notre corps sans jamais le toucher ; le gant compréhensif d’Irène Caputo ; le haut-parleur dansant de Piotre Widelka …
Le
projet No-Contact de Marion Gros
Source : supradesign.fr